Derrière les yeux

Ici pas de concept, surtout pas d’idée. L’esprit doit être libre, alors le jeu peut démarrer. Les règles en sont simples : partir de nulle part, ne jamais savoir où l’on arrive ni quand on arrive.
Étalement à la spatule des mélanges en couches épaisses parfois renforcées de liant, agencement des volumes, juxtaposition des couleurs, glacis, raclage sur les reliefs, effets de matière. Laisser faire ses mains, se regarder attraper l’outremer mais recouvrir tout de blanc car rien ne va.
Recommencer, recommencer et puis soudain trouver le geste, trouver la teinte pour finalement, sans savoir pourquoi, se dire que la chose est achevée. Surtout ne rien ajouter, ce serait de trop.
Alors apparaissent ces paysages intérieurs, ceux que l’on a derrière les yeux.

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