Galeries

Ici surtout pas de concept ni d’idée. L’esprit doit être libre, alors le jeu peut démarrer. Les règles en sont simples : partir de nulle part, ne jamais savoir où l’on arrive ni quand on arrive. Étalement à la spatule des mélanges en couches épaisses parfois renforcées de liant, agencement des volumes, juxtaposition des couleurs, glacis, raclage sur les reliefs, effets de matière. Laisser faire ses mains, se regarder attraper l’outremer mais recouvrir tout de blanc car rien ne va. Recommencer, recommencer et puis soudain trouver le geste, le volume, trouver la teinte pour finalement, sans savoir pourquoi, se dire que la chose est achevée. Surtout ne rien ajouter, ce serait de trop. Alors apparaissent ces paysages intérieurs, ceux que l’on a derrière les yeux.

Des portraits grotesques, parfois effrayants, désemparés devant l'absurdité de ce monde dans lequel nous vivons…

Une série où cohabitent le trait, les aplats de couleurs et la matière. Un univers "vitraillé" qui voudrait renouer avec le monde imaginaire de l'enfance.

Une recherche sur la bichromie et la lumière.

La réalisation d'une toile nécessite l'usage d'une palette qui va s'enrichir pendant le processus de création jusqu'à devenir une œuvre autonome lorsque la toile est achevée. Pourtant, elle est ensuite injustement abandonnée et jetée à la poubelle alors qu'elle constitue en quelque sorte l'ADN de la peinture finale. Je propose ici de rendre hommage à ces pauvres palettes trop longtemps ignorées.

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C’est le nombre de réacteurs nucléaires implantés sur notre territoire. Un territoire où chacun d’entre nous n’est jamais éloigné de plus de 170 km d’une de nos 19 centrales vieillissantes dont la passation technologique s’est interrompue pour des raisons financières et dont l’entretien se fait par de la sous-traitance peu formée et mal protégée. (suite du texte sur la page "58")